SUD

SOLIDAIRES, UNITAIRES, DÉMOCRATIQUES
Avec plus de 100 000 adhérent-e-s, dont un tiers dans le secteur privé, l’Union syndicale Solidaires est aujourd’hui un acteur majeur du champ syndical hexagonal. SUD éducation est son syndicat dans notre secteur professionnel, de la Maternelle à l’Université. Nous syndiquons TOUS les personnels, quelle que soit leur catégorie, quel que soit leur statut, précaires ou titulaires, dans un seul et MÊME syndicat : parce que nos intérêts sont les MÊMES !
Rejoignez-nous : sud.univ.orleans@gmail.com

lundi 11 septembre 2017

Toutes et tous en grève le 12 septembre pour défendre nos droits !

Nous sommes tou.te.s concerné.e.s : étudiant·e·s, salarié·e·s du public et du privé et retraité·e·s. Tous ensemble le 12 septembre disons : NON à la loi travail XXL et la politique antisociale du gouvernement Macron

Manifestons à 10h30
À Orléans (cathédrale), Gien (Victoire), Montargis (Pâtis), Pithiviers (Hôpital)

Communiqué intersyndical SNTRS-CGT, CGT-FERC-SUP, CGT-INRA, SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNPREES-FO, SUD EDUCATION, SUD RECHERCHE EPST, SGEN-CFDT RECHERCHE EPST, SOLIDAIRES ETUDIANT·E·S, UNEF:
http://www.sudeducation.org/Nous-sommes-tou-te-s-concerne-e-s.html
 


 

 

 

 

 

jeudi 15 décembre 2016

Appel intersyndical : ensemble contre l'asphyxie budgétaire et les gels de postes à l'université d'Orléans !

Orléans, le 14 décembre 2016.

Le conseil d'administration de l'université d'Orléans se réunit le vendredi 16 décembre en matinée pour voter le projet de budget 2017 de l'établissement. Le budget s'équilibrerait à hauteur de 173,5 millions d'Euros avec un résultat net prévisionnel de 3,8 millions d'Euros correspondant à autant de coupes pour les composantes, les laboratoires et les services.
Selon les documents transmis aux membres du conseil, la moitié des postes vacants d'enseignants-chercheurs, d'enseignants et de BIATSS en 2017 serait non pourvue, sans précision quant au renouvellement des contrats des nombreux personnels en CDD. Or, le nombre d'étudiants inscrits a encore augmenté à la rentrée, témoignant de l'attractivité de nos formations et des espoirs placés en nous.

Comment l'université pourra t-elle assumer en 2017 ses missions en matière de recherche et de formation avec des moyens humains et financiers en diminution drastique ?

C'est pourquoi toutes les organisations syndicales de l'université d'Orléans appellent les personnels et les étudiants à se rassembler le vendredi 16 décembre 2016, de 12h à 12h45, devant la présidence de l'université, au château de la Source, pour refuser l'asphyxie budgétaire et les gels de postes enseignants et BIATSS pour l'année à venir.

FSU - SGEN-CFDT - SNPTES - Solidaires - Solidaires Etudiant-e-s - UNEF - UNSA

mercredi 9 novembre 2016

Déroulé du master et droit à la poursuite d’études. Un accord historique ?

Le mois dernier, nous avions eu droit au tour de passe-passe consistant à faire disparaitre 30 millions d’Euros des caisses du FIPHFP (Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique) pour les faire réapparaitre sous la forme de vigiles à l’entrée des universités.
Ce mois-ci, c’est un numéro de grande illusion que nous jouent la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et le secrétaire d’état chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche : « Déroulé du master et droit à la poursuite d’études : un accord historique ! ».

Pour obtenir un accord historique : la recette !

Il suffit de regarder rapidement la liste des signataires de l’accord pour s’apercevoir que, contrairement à ce qu’affirme la ministre, toutes les organisations représentatives n’apparaissent pas. La Fédération des syndicats SUD Education n’a jamais été reçue par le ministère sur cette question. Notre position sur la sélection à l’université, affichée en mai dernier , nous a-t-elle écartés d’emblée des discussions… ?(1)
Auquel cas, il aurait été plus honnête de préciser dans les détails de la méthode de négociation que seules les organisations représentatives et susceptibles d’être d’accord avec le projet sont invitées. Si la ministre trouve cette méthode efficace, nous avons beaucoup de mal à partager son enthousiasme quant à l’avenir et au choix de la voie de ce qui peut fonctionner.

La grande illusion !

Cet accord en vue de la réforme du cursus conduisant au diplôme national de master est un numéro de grande illusion.
Pour rappel : Suite à la réforme LMD, la loi Fioraso prévoyait de modifier l’accès en 2ème cycle (master). Mais le décret n’est jamais paru.
Dans le flou juridique, certaines universités sélectionnaient à l’entrée du master (M1), d’autres lors du passage en 2ème année de master (M2). Des étudiant-e-s, non sélectionné-e-s en M1 ou M2, ont déposé des recours et le Conseil d’État leur a donné raison. La Conférence des Président-e-s d’Université (CPU) qui prône sans cesse l’excellence, s’est émue de ce jugement. Elle souhaitait « la mise en place d’une orientation renforcée et d’une possibilité de sélection dès l’entrée dans le cycle master ».
Au printemps dernier, pour couvrir juridiquement les établissements et ainsi « sécuriser » la rentrée 2016, le ministère a arrêté par décret une liste de 1300 mentions de master sur 3040 (soit 42% du total des masters) qui peuvent sélectionner entre le M1 et le M2.
Au Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche (CNESER) du 18 avril 2016 (consultatif), ce projet de décret a recueilli 19 voix pour, 27 contre et 29 abstentions. Il est en vigueur depuis la rentrée 2016.
Cette solution, conçue pour être temporaire, voit, aujourd’hui, au travers de l’accord « historique » sur le déroulé du master poindre une solution plus définitive mais toute aussi néfaste. Remède de charlatan, cet accord n’a donc pour objectif que de légitimer la sélection à l’Université pour offrir une couverture juridique aux établissements qui la pratiquaient jusqu’alors en toute illégalité.
Hormis le fait que l’accord reconnait, en toute logique, que le diplôme national de master est un bloc de 4 semestres et qu’il est inadmissible qu’il y ait une sélection en milieu de cycle, nous ne voyons aucune avancée significative en termes de démocratisation de l’accès à l’Enseignement Supérieur. Pire, nous pensons qu’un tel projet ne peut que conduire à l’aggravation d’une situation déjà fortement dégradée et à l’amplification des inégalités sociales dans la droite ligne du constat fait par le CNESCO sur l’école dans son rapport scientifique de septembre 2016.(3)

Une sélection qui ne dit pas son nom

Le « processus de recrutement » à l’entrée du master n’est rien d’autre que la possibilité donnée aux universités de sélectionner « leurs » étudiant-e-s. Répondant aux vœux élitistes de la CPU, les établissements pourront ainsi, sous prétexte de capacités d’accueil limitées, créer des voies royales pour les un-e-s et des voies de garage pour les autres, des masters « d’excellence » pour les un-e-s et des masters « poubelle » pour les autres.
Sud Education s’est clairement prononcé contre toute sélection y compris en Master. Rappelons simplement cette notion élémentaire que l’obtention d’un diplôme atteste de la capacité des étudiant-e-s à poursuivre des études. Le Master est donc une suite logique de la Licence
Si les capacités d’accueil de certaines formations de Master ne sont pas suffisantes, c’est au service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de se donner les moyens d’assurer ses missions et d’assumer son ambition « de porter à 60% d’une classe d’âge contre 42% aujourd’hui la proportion de diplômés de l’enseignement supérieur d’ici 2025 (50% en Licence et 25% en Master), et de porter à 20 000 par an le nombre de doctorats délivrés »(4). Or en 2015, les universités reçoivent 195 000 étudiants de plus qu’en 2009 et dans le même temps, 7150 emplois titulaires ont été supprimés.
A contrario de cette sélection inique qui ne veut en rien améliorer l’enseignement mais seulement distinguer ceux-celles qui possèdent ce capital d’être « bien né-e-s », la solution passe par :
  •  la réaffirmation de la mission de l’université : la création et la diffusion des connaissances ainsi que leur critique, la recherche et l’enseignement par la recherche, l’ouverture à tous et toutes sans sélection, y compris aux personnes en reprise d’étude, dans un service public et gratuit ;
  •  la recherche des causes du problème en passant par l’évaluation les conséquences des réformes du système éducatif de la maternelle à l’université sur les dernières décennies.

Le droit à la poursuite des études… pour faire passer la pilule !

Le projet prévoit de créer un « droit à la poursuite des études » . Lorsqu’un-e étudiant-e (titulaire du diplôme national de licence) n’aura reçu aucune proposition d’admission en réponse à ses candidatures à l’inscription dans un master, il ou elle pourra faire valoir son droit à la poursuite d’études. Ce droit peut être immédiat (l’année universitaire suivant celle où il a validé sa licence) ou différé (il conviendra cependant d’articuler ce droit différé avec la durée de la VAE).
L’application de ce droit sera à la charge du recteur de la région académique concernée (là où l’étudiant-e a validé sa licence) selon des modalités précisées dans un texte réglementaire (décret).
Le ou la recteur/trice devra lui faire trois propositions après échange avec les établissements d’enseignement supérieur accrédités en vue de la délivrance du diplôme national de master (universités et grandes écoles) de la région et éventuellement en accord avec les recteurs/trices des autres régions académiques.
Cette liste de propositions devra tenir compte de l’offre de formation existante, des capacités d’accueil, du projet professionnel de l’étudiant, de l’établissement où l’étudiant-e a obtenu sa licence et des pré-requis des formations.(5)
Ce droit n’est assorti d’aucune réelle garantie quant au fait que les propositions faites soient effectivement en lien avec le cursus de licence et le projet personnel de l’étudiant-e. Il ne prévoit pas non plus de dispositif d’accompagnement clair en cas de mobilité géographique autre qu’une bourse/prime d’installation.
Sans un minimum de garantie ce droit n’est qu’un pis-aller pouvant conduire les étudiant-e-s titulaires d’un diplôme national de Licence à renoncer à poursuivre dans l’une des trois propositions faites par le recteur d’académie si celles-ci sont totalement farfelues ou si elles demandent un investissement financier insoutenable.

SUD Education se félicite donc de ne pas apparaitre parmi les signataires de cet « accord historique » mais regrette de n’avoir pas pu exprimer, auprès du ministère, son point de vue sur la question en temps utile.
Depuis des années, l’université s’écarte de ses missions premières pour s’inscrire dans une logique d’adaptation aux nécessités économiques. Les politiques appellent cela : excellence !
Au même titre que nous dénonçons l’excellence scientifique dans sa forme actuelle, nous dénonçons l’excellence des formations dans sa logique concurrentielle et pathogène pour les étudiant-e-s et les enseignant-e-s.

Loi travail : une lutte qui nous rend plus fort-es pour demain

Agir ensemble encore, debout hier et aujourd'hui...

Cette lettre ouverte n'est ni un bilan final, ni un constat d'échec. Elle est une invitation à nous nourrir de tout ce que nous avons pu faire collectivement durant cette mobilisation. Elle est un appel à construire de nouvelles formes de lutte avec toutes les forces qui refusent de se résigner, ici et maintenant, et pour demain.

Tract Solidaires:

https://www.solidaires.org/Loi-travail-une-lutte-qui-nous-rend-plus-fort-es-pour-demain


dimanche 16 octobre 2016

Boycott du Comité Technique et gel des postes



Université d’Orléans : gel des postes en vue

Après une demi-décennie à accélérer dans le cul de sac de la LRU, nous voilà au pied du mur. La situation financière de l'université d’Orléans est compliquée et pire qu'attendue, « très tendue sur le plan budgétaire » de l’aveu même de son président. Du fait de cette situation et de l’incurie de l’Etat, le dernier conseil d’administration (CA) de notre université devait voter le gel de nombreux postes vacants pour la prochaine campagne de recrutement. Il s’agit pour l’instant de près de 50% des postes d’enseignants-chercheurs (EC).

Le vote du comité technique (CT) du 14 octobre qui devait examiner en détails la campagne d’emplois d’EC à venir devait se réduire à l’alternative infernale suivante : soit vous acceptez les gels de postes et la dégradation de vos conditions de travail soit l’université ne pourra plus vous payer et/ou ne pourra plus fonctionner soit encore l’université sera mise sous tutelle du rectorat.

Les 4 organisations syndicales représentées au CT ont considéré inacceptable de mettre à l'ordre du jour un point aussi important en n'y consacrant qu'une heure avant le Conseil d'administration censé se prononcer après avis du CT. Les représentants des personnels ont décidé unanimement de boycotter la réunion pour dénoncer un simulacre de dialogue social. Ils devront se prononcer à nouveau lors du prochain CT du 21 octobre.

Il serait irresponsable de la part de l’université d’accepter d’être l’artisan de sa propre casse sous forme de saignée austéritaire. Elle devrait être révoltée et se mettre à la tête de la fronde pour montrer à quel point l’évolution de l’université française est mauvaise et pour réclamer à l’Etat les moyens nécessaires à son bon fonctionnement. Le gouvernement doit prendre la mesure du désastre en cours dans l'Enseignement supérieur et la Recherche.

L'État a trouvé des milliards pour les banquiers, mais rien pour la Sécu, les retraites, les services publics... Défendre l'existant ne suffit pas. C'est en amplifiant la lutte que nous construirons une autre université et une autre société. À bientôt dans les luttes !

samedi 15 octobre 2016

Appel des étudiant-e-s de Nantes : Défendre la ZAD

Étudiant-e-s, lycéen-ne-s défendons la ZAD !

Après la nouvelle démonstration de force de plus de 40 000 personnes le
samedi 8 octobre et une journée des luttes sur la faculté de Nantes,
nous, étudiant-e-s nantais-es, dans la continuité du mouvement social du
printemps, réaffirmons notre soutien à la zad de Notre-Dame-des-Landes.

Alors que l'écologie et la démocratie sont présentées comme des sujets
au centre des préoccupations, les actes du gouvernement prouvent le
contraire. De la mascarade de la COP 21 au Climate Chance à Nantes, de
la répression du mouvement contre la Loi Travail à l’expulsion très
prochaine de Calais, tout est fait pour empêcher la population de
s'emparer des questions qui la concernent. Cette volonté de détruire
toute résistance et alternative naissante se vérifie tous les jours. Le
mouvement contre l'aéroport a pris ces questions au sérieux et y a
apporté des réponses concrètes en construisant une zone de vie et
d’expériences hors des contraintes de l’Etat.

En allant sur la zad, nous avons compris que cette zone de « non-droit »
est en réalité un véritable lieu d’habitation où se sont installées au
fil du temps des familles, où des enfants ont grandis et où
s'expérimente au quotidien une autre façon de vivre et de penser le
monde, plus joyeuse, plus vivante, plus liée et plus respectueuse de
l'environnement. C'est un lieu de rencontres, de résistances, d'échanges
et de partages que nous devons absolument préserver.

C'est pourquoi nous prenons les menaces d'expulsions sur la zad et sa
défense comme une continuité du mouvement de mars. Blocages,
occupations, mobilisations, notre réponse sera rapide, déterminée et
prendra toutes les formes nécessaires pour repousser le gouvernement.

Nous appelons les AG de lutte des universités constituées ce printemps
et toutes les personnes qui se sentent concernées à répondre à cet appel
et à s'organiser en conséquence. Faites bouger vos facs et vos lycées,
prenez contact avec les comités locaux contre l'aéroport, zbeulifiez vos
villes de manière à ce que la police et le gouvernement soient débordés
par la multiplicité des initiatives !

jeudi 6 octobre 2016

Mise sous tutelle ou cogestion de la misère à l’Université d’Orléans




Suite à la situation financière de l'université compliquée et pire qu'attendue, « une situation très tendue sur le plan budgétaire » de l’aveu même de son président (concrètement il y a un manque de trésorerie  de « quelques millions »), le président a été reçu au Rectorat pour une réunion de crise avec le ministère présent par visioconférence. Il a été décidé de diligenter un audit par l'inspection, l'objectif étant de donner à la communauté universitaire une idée précise des difficultés financières et ainsi de démarrer le débat, dans le cadre du nouveau contrat, sur les "efforts internes" à faire. Selon le président ces efforts seront nécessaires pour convaincre le ministère d'augmenter même ponctuellement sa dotation budgétaire. La stratégie adoptée se résume donc par cette formule : de l'aide ministérielle contre des efforts d'économie.

Il n'y aurait pas de risque sur les salaires. En revanche, il y a un risque très clair qui pèse sur l'établissement à savoir la mise sous tutelle par le Rectorat, comme le montre la dépêche AEF du 5 octobre sur le fonds de roulement réduit à un jour (oui, un seul jour !) pour notre université, le plus faible de toutes les universités françaises - la moyenne étant de 50 jours. Si l’université veut éviter cette mise sous tutelle, l'établissement doit dans le très court terme dégager de la trésorerie par des économies importantes. Déjà à la rentrée, une mesure drastique qui consiste à geler une partie des postes vacants a été adoptée malgré la hausse des effectifs étudiants. Cette mesure provoquera une dégradation des conditions d'étude pour les étudiants et une dégradation des conditions de travail pour les personnels.

Pour Sud Education Loiret - Eure-et-Loir, il n'y a pas à chercher à assumer la baisse des moyens alors que le ministère ne l'assume pas. On travaille, on ne vole rien !